Souffle (1)

Voutée par les bourrasques océanes qui s’engouffrent depuis l’embouchure de l’Adour pour cracher la tempête sur les pierres larges du pont St Esprit, Aiala a perdu son élégance naturelle dans ses collants en laine et sa jupe en feutre sur ses fesses rebondies. Au milieu du pont, elle a déjà chargé ½ litre de pluie dans son anorak noir « Super, je vais être tellement trempée que je vais pouvoir me retrouver toute nue dès que j’aurai franchi la porte de Panpili sans avoir à passer par la case préliminaires » jubile-t-elle.

11 commentaires:

Prax a dit…

la tempête comme préliminaires (s volontaire) c'est parfois le minimum pour une passion.

Arnaud Maïsetti a dit…

le vent soulève autant d'arbres que de jupes ces derniers temps (en même temps, une jupe, en plein hiver, c'était une provocation — quoiqu'il y soit allé un peu fort, sur ce coup là, le vent...)

Prax a dit…

arnaud : bai, il est un peu excessif dans la taquinerie (des dégâts en béarn ?)

Sorgina a dit…

Panpili va devoir à présent s'atteler à une tâche titanesque : parvenir à assécher Aiala.

Prax a dit…

sorgina : il ne se rend même pas compte de l'ampleur de la tâche !

Sorgina a dit…

D'où l'expression : "Aux innocents les mains pleines."

Prax a dit…

sorgina : la bouche pleine, c'est bien aussi ;-)

unevilleunpoeme a dit…

C'est bien le minimum pour la passion.

Martin-Lothar a dit…

Les garanties "tant pête" a une franchise moins élevée que la "des gars des os"
(J'ai honte...)

Prax a dit…

martin : pourquoi chez moi, hein, pourquoi ?

Martin-Lothar a dit…

Parce que tu as trop pété au nez du divin Eole. Impie ! Hérétique ! 2009 Pater et 1999 Ave. Et remet ton froc pour ouvrir à Monsieur l'Expert hein !