Olentzero

On se rapproche du solstice d'hiver, il est temps de réveiller Olentzero

Le chemin est long pour Olentzero lorsqu’il descend de la montage pour vendre son charbon de bois à la ville. A mi chemin, il trouve un cayolar avec Onintza la bergère qui veille sur ses brebis à tête noire. Les visites sont rares et Olentzero le charbonnier est plutôt gentil. Aussi la langue d’Olentzero est-elle invitée vers le petit portier d'Onintza, ses mains acceptées en coupe sur les collines et sa vigueur reconnut comme telle.

Olentzero va.

Olentzero revient, son charbon vendu. Les gens de la ville l’ont lavé, peigné et lui ont jeté un vilain sort. Ses mains réclament des chaines, des liens, des fouets, son langage glisse vers l’ordurier avec comme conséquence une virgule impuissante qui peine à s’exclamer. Onintza la bergère attrape dans l’âtre un morceau calciné de chêne d’Irraty et mâchure le visage d’Olentzero, ses mains et son corps entier de suie. Le sortilège quitte Olentzero qui retrouve force, langue et mains attentives.

5 commentaires:

Gino Gordon a dit…

Point d'exclamaion pour la virgule! Chez toi la mythologie est exubérante et gaie.

Prax a dit…

Mileshker

oviri a dit…

Le chêne d'Irraty pour se hausser du col... certaines légendes ne sont décidément pas à prendre à la liègère

Prax a dit…

:)
et
:)

le plébéien obscure a dit…

Sinon, vous venez sortir l'âne de la crêche ce jeudi à l'Atalante ? Tu n'as encore rien dit de notre rendez-vous quasi-mensuel sur ton blog si joliment fleuri en bleu ! q:o)