Animation musée

Nuit des musées, appuyés sur une rambarde circulaire, à tenter de chercher un peu de vie dans les ballades ennuyeuses fredonnées à l’étage inférieur.
« Le fait que cela soit en eukara, cela n’excuse pas tout » murmure Haritz à la deuxième chansonnette.
« Jeune création musicale, nous aurions du nous méfier. N’avoir qu’un âge à vendre, c’est louche » répond dans un souffle Santxa en tapotant dans ses mains.
Les deux accords mous de guitare annonçant clairement que le morceau suivant va parachever l’anesthésie de l’assistance, Santxa et Haritz s’éclipsent pour un tour dans le musée.
« Fascination, profondeur, relief, beauté limpide… ils ont fait montre de beaucoup d’imagination pour annoncer ce groupe » sourit Santxa en relisant le programme.
« A nous d’en faire preuve »

Il y a plein de coins et de recoins dans ce musée. Cela prend plusieurs salles et même la montée et la descente d’un grand escalier désert mais il est tout à fait possible finalement pour Santxa et Haritz d’être fascinés, de découvrir de la profondeur, de ressentir du relief jusqu’à faire jaillir de la beauté.

A la sortie du musée, appuyés sur la rambarde face à la Nive, Santxa et Haritz serrent leurs corps en repos. Haritz lit une dernière fois le programme « une séduction si particulière, sans cesse renouvelée ».

1 commentaire:

Crudite&fleurbleue a dit…

Si, si, ils l'ont vraiment écrit pour présenter du Joan Baez de sous préfecture. (Gloire à la grande Joan Baez qui, elle, avait fait du neuf)
La jeune création musicale basque investit le musée
Si sa création en 2000 relevait du défi autant que du hasard, XXX est devenu au fil des concerts et avec la parution d'un premier album en 2005, une des formations les plus en vue de la jeune création musicale basque. La fascination que le groupe suscite immanquablement à chaque intervention tient sans doute dans l'assemblage parfaitement maitrisé des voix féminines et masculines, à leurs tons qui se répondent et s'associent, créent une profondeur et un relief, un paysage aux multiples facettes ; il réside peut-être aussi dans cet habile mélange d'instruments folks (guitares, piano) et traditionnels (accordéon, flute, alboka) qui fait écho aux voix et à la langue basque, les enrobe et les accompagne, les enrichit d'une délicate parure ; à moins qu'il ne vienne avant tout de la beauté limpide des mélodies, tantôt graves ou légères, dansantes ou mélancoliques, qui donnent à chaque chanson cette séduction si particulière, sans cesse renouvelée.